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Pour l'industrie du tabac, le tabagisme passif est un enjeu majeur. Les cigarettiers sont ainsi menacés par l'affirmation des revendications à la protection de leur santé de ceux qui souffrent du tabac sans avoir choisi de fumer. L'expérience a montré que la prise en compte efficace, c'est-à-dire par des interdictions de fumer en public, pouvait entraîner une diminution de la consommation de tabac. Dans certains, une réduction du chiffre d'affaires de l'industrie a pu être mesurée. En France, tout a été tenté pour empêcher l'adoption de loi Evin. Une fois celle-ci adoptée, l'industrie n'a pas hésité à mener des campagnes de presse pour faire croire au public que la fumée du tabac n'était pas plus nocive pour la santé que du lait ou des biscuits. Des officines soutenues par les fabricants de tabac ont également contribué à dissuader employeurs et responsables de lieux accueillant du public de prendre les mesures nécessaires pour une protection efficace des non-fumeurs. L'industrie du tabac paye également des consultants, personnes de formation scientifique, pour semer le doute dans l'esprit des relais d'opinion et des décideurs. La publication des documents internes des fabricants de tabac, à partir de 1995, a permis d'obtenir les preuves de toute cette stratégie de désinformation sur les risques réels du tabagisme passif et les solutions efficaces pour protéger la santé des non-fumeurs. Une étude scientifique a récemment montré comment Philip Morris avait tout tenté pour empêcher la publication des travaux sur le tabagisme passif du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), un organisme scientifique qui dépend de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Source : Mélihan-Cheinin P. The tobacco industry disinformation on passive smoking. In Sasco A, Dubois G. Passive smoking: the Health Impact. CNCT, Paris, 1999: 52-59. |
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