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Les premières observations de médecins sur les méfaits du tabac remontent au XVIIe siècle, mais ce n’est qu’au début du XIXe siècle que la nicotine est identifiée comme un composant du tabac. Il faudra attendre les années 1950 pour que les premières études épidémiologiques prouvent indiscutablement la toxicité du tabac. Aujourd’hui, des études de plus en plus nombreuses démontrent cette nocivité. Les experts affirment que si le tabac arrivait sur le marché aujourd’hui, il ne serait pas autorisé à la vente en raison des dangers qu’il représente. Malgré cela, partout dans le monde, le tabagisme s’est développé et l’on parle désormais d’une épidémie tabagique. Les risques que courent les fumeurs de voir se détériorer leur santé, leur qualité de vie et leur bien-être ont été démontrés depuis longtemps. On estime que 66 000 personnes meurent chaque année du tabagisme en France. Un cancer sur trois est dû au tabagisme. Le plus connu est le cancer du poumon, dont 90 % des cas sont liés au tabagisme actif et 5 % au tabagisme passif (dans le cas d’une exposition régulière à la fumée d’une autre personne). Mais d’autres cancers sont également causés par le tabac : gorge, bouche, lèvres, pancréas, reins, vessie. Le cancer de l’œsophage est plus fréquent en cas d’association du tabac et de l’alcool. Certaines études trouvent aussi un lien entre tabac et cancer de l’utérus. Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque d’infarctus du myocarde. Les accidents vasculaires cérébraux, l’artérite des membres inférieurs, les anévrismes, l’hypertension artérielle sont également liés, en partie, à la fumée de tabac. L’atteinte vasculaire peut aussi provoquer des troubles de l’érection. La bronchite chronique est essentiellement due au tabagisme. Cette maladie évolue vers l’insuffisance respiratoire si l’usage du tabac n’est pas stoppé. L’emphysème (dilatation excessive et permanente des alvéoles pulmonaires, avec rupture de leurs cloisons) est aussi une maladie souvent liée au tabagisme. Le tabagisme n’est pas le responsable de l’asthme, mais il en augmente l’intensité, la durée et la fréquence des crises. Il en va de même pour le tabagisme passif. Les infections nez-gorge-oreilles sont plus fréquentes chez les fumeurs actifs, et même chez les enfants soumis au tabagisme passif. Des études montrent en effet que les otites récidivantes sont deux fois plus fréquentes chez ces enfants.
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